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Pourquoi les publicitaires sont-ils devenus les esclaves de techniciens ?

Quel est le point commun entre ces 3 publicités ? 

 

 

 

 

Elles sont toutes excellentes, bien trouvées et de plus en plus rares. 

 

Bref elles sont à l’opposées de ce que nous trouvons aujourd’hui sur internet et les médias sociaux. 

 

Pourquoi ? Selon moi parce qu’aujourd’hui les publicitaires sont devenus les esclaves des techniciens. 

 

1) Des standards publicitaires imposés par des techniciens  

 

Aujourd’hui les marketeurs pensent leur communication en fonction des nouveaux supports qu’on met à leur disposition. Ça permet à la fois de tester de nouvelles choses, mais cela pose également un grave problème. Celui d’être dépendant des éditeurs de solutions. 

Les bannières de Google, les annonces Facebook, les filtres géolocalisés SnapChat, toutes vous promettent toujours plus de vues ou bien de clics. 

 

 

 

Internet a permis de démultiplier le nombre de publicités. Toujours plus de vues avec toujours moins d’efforts. 

 

Quelle belle promesse aux yeux des marketeurs. Mais un beau cauchemar aux yeux des consommateurs. 

Et à force de se doper à la vues et aux clics, les marketeurs sont devenus dépendants de cette drogue qui ruine l’expérience publicitaire délivrée à leurs clients.

 

Toujours plus de quantité avec toujours moins de qualité.  

Dire que toute l’image de marque repose désormais sur les publicités digitales ça fait froid dans le dos. 

 

2) Le leurre de la programmatique  

 

Le saint graal des publicitaires est d’adresser à chacun d’entre nous les arguments et slogans qui font que nous voudrons acheter leurs produits.  

Au lieu de créer une image de marque forte, les publicitaires segmentent et saucissonnent le message en fonction des différentes cibles. C’est pour cela que chacun se retrouve avec sa pub du Ford Kuga : toi ça sera la climatisation que nous mettrons en avant, et toi les jantes alliages. 

 

La programmatique réduit la publicité aux caractéristiques des produits en délaissant l’identité et les valeurs de la marque.

 

Mais alors comment créer une image de marque cohérente si chacun d’entre nous a en tête une caractéristique d’un produit de la marque ? 

 

3) Le dir com, ce non digital native : c’est grave docteur ? 

 

A l’heure où les entreprises peuvent se faire disrupter avec l’arrivée du digital, la plus grande force du dir com non digital native c’est de savoir garder la tête froide face à toutes ces nouveautés en matière de communication digitale. 

La plupart de ces soi-disant innovations sont de la poudre de perlimpinpin. 

La technologie doit vous permettre de mieux faire votre métier. Pas forcément d’en faire plus ni plus vite.

Or la plupart du temps cette technologie est la pour remplacer l’homme afin de démultiplier la répercussion des actions. 

 

Les techniciens tentent de faire croire aux dir com qu’ils ont en permanence un train de retard en matière de technologie. 

 

Vous pensez être en retard en matière d’intelligence artificielle ou de Chatbots ? Vous avez tord. 

Ces domaines sont en pleine ébullition : les marketeurs s’affolent car on leur dit que ça sera la prochaine révolution et qu’il ne faut surtout pas rater le coche. 

Certains prennent donc le train en marche sans savoir à quelle station descendre comme c’est le cas de La Poste qui vient de créer son assistant vocal. Oui oui vous avez bien entendu. 

En plus de cela ils se revendiquent comme la société la plus capable de démocratiser cette technologie car je cite «  nous croisons chaque jour des millions de français dans nos bureaux de poste »  

C’est aussi intelligent que de dire que Air France va ouvrir une chaine de restaurants gastronomiques car ils voient passer des milliers de passagers dans leurs avions. 

 

 

 

En matière de publicité digitale, comme dans n’importe quel autre secteur d'ailleurs, l’important n’est pas d’être le premier mais d’être le plus pragmatique. 

 

Google s’est lancé après Yahoo. 

 

Apple a renvoyé à l’âge de pierre Blackberry et Nokia. 

 

Tesla est entrain de donner des leçons d’automobile à tous les constructeurs historiques de véhicules. 

 

Vous devez vous demander comment la technologie peut servir l’image de votre marque. Et non pas comment ce technicien aussi brillant soit il, va vous apprendre à mieux faire votre métier, car cela est une illusion. 

 

Un technicien reste un technicien, et un communicant, un communiquant. 

 

Cessons ce mélange des genres. 

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